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Les femmes et le sport

Femmes et sport

 

Le minis­tère mène une poli­ti­que volon­ta­riste pour déve­lop­per la pra­ti­que fémi­nine, notam­ment dans les quar­tiers sen­si­bles, et pour favo­ri­ser l’accès des fem­mes aux pos­tes à res­pon­sa­bi­li­tés dans les ins­ti­tu­tions spor­ti­ves.

Des constats

Parmi les fem­mes de 15 ans ou plus, deux sur trois pra­ti­quent au moins une acti­vité phy­si­que et spor­tive contre qua­tre hom­mes sur cinq (source : enquête menée en 2003 par le minis­tère chargé des sports, le minis­tère de la culture et l’INSEE). Le sport fémi­nin dif­fère encore sen­si­ble­ment du sport mas­cu­lin, qu’il s’agisse des dis­ci­pli­nes choi­sies, de l’inten­sité des acti­vi­tés au cours de la vie, des lieux de pra­ti­ques ou encore de l’enga­ge­ment dans la com­pé­ti­tion.

Au 31 décem­bre 2009, 37 % des spor­tifs de haut niveau ins­crits sur les lis­tes minis­té­riel­les sont des fem­mes (près de 34 % en 2006 – source : Ministère chargé des sports).

L’accès des fem­mes aux pos­tes à res­pon­sa­bi­lité(s) reste dif­fi­cile et ce plus on pro­gresse dans la hié­rar­chie. Ce cons­tat de la sous-repré­sen­ta­tion fémi­nine aux pos­tes de res­pon­sa­bi­lité élective est également observé en matière d’enca­dre­ment tech­ni­que. A titre de sim­ples illus­tra­tions, au 31 décem­bre 2009, 15,5% des conseiller(e)s tech­ni­ques régio­naux (CTR), 18,3% des conseiller(e)s tech­ni­ques natio­naux (CTN), 11,1% des entraî­neurs natio­naux (ales) (EN) et 5% des direc­teurs tech­ni­ques natio­naux (DTN) sont des fem­mes.

Enfin, l’accès des fem­mes aux for­ma­tions et aux métiers du sport reste encore insuf­fi­sant. En 2008, 23% des titu­lai­res du Brevet d’Etat d’Educateur(trice) Sportif(ve) 1er degré (BEES 1) et 17% des titu­lai­res du Brevet d’Etat d’Educateur(trice) Sportif(ve) 2e degré (BEES 2) étaient des fem­mes.

Des avancées importantes

 Au plan natio­nal

L’ensem­ble des minis­tè­res, dont le minis­tère chargé des sports, a par­ti­cipé, dès 2003, à l’élaboration de la charte « Pour l’égalité des hom­mes et des fem­mes, la France s’engage » afin que cette préoc­cu­pa­tion soit inté­grée dans les poli­ti­ques publi­ques, à tous les niveaux.

En 2004, le minis­tère chargé des sports s’est notam­ment engagé à :

  • observer les situations des femmes et des hommes dans la fonction publique.
  • valoriser l’accès à la fonction publique,
  • sensibiliser et former les personnels à la dimension de l’égalité,
  • respecter la parité dans les jurys et les instances administratives.

La même année, un groupe de tra­vail natio­nal « Femmes et Sports » pré­sidé par Madame Brigitte Deydier, a mené de nom­breu­ses consul­ta­tions et recher­ches autour de 2 thè­mes :

  • l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes,
  • la pratique des jeunes filles et femmes dans les quartiers urbains sensibles.

Le rap­port « Femmes et Sports » remis aux minis­tres, le 21 avril 2004, lors de la 6e confé­rence euro­péenne est télé­char­gea­ble en cli­quant sur le lien sui­vant :

Madame Bachelot, minis­tre de la santé et des sports et Madame Rama Yade, secré­taire d’Etat aux sports sou­hai­tent pour­sui­vre l’ensem­ble de ces démar­ches en met­tant l’accent sur la fémi­ni­sa­tion du sport que ce soit dans l’accès aux pra­ti­ques ou celui des res­pon­sa­bi­li­tés.

Au plan euro­péen

La France a assuré, d’avril 2002 à avril 2004, la pré­si­dence du réseau euro­péen « Femmes et sports », struc­ture infor­melle liée à la Conférence spor­tive euro­péenne et ras­sem­blant des repré­sen­tants des gou­ver­ne­ments et des mou­ve­ments spor­tifs euro­péens (43 Etats euro­péens actuel­le­ment repré­sen­tés).

Conçue dès l’ori­gine dans le cadre d’une démar­che par­te­na­riale entre le minis­tère chargé des sports et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), cette pré­si­dence avait pour objec­tifs de :

  • contribuer au développement d’une culture de l’égalité entre les hommes et les femmes conforme aux recommandations du Groupe Européen « Femmes et Sports » et selon les principes de l’approche intégrée de l’égalité entre les hommes et les femmes ;
  • développer le réseau européen en renforçant les coopérations avec les pays du sud de l’Europe et le nouveau réseau des pays méditerranéens ;
  • échanger les savoir-faire et développer les coopérations multilatérales dans le but de promouvoir les projets « Femmes et sport » et d’accroître ainsi la démocratie dans la société ;
  • encourager les efforts nationaux et internationaux en vue d’améliorer la place des femmes aux postes de responsabilité pour garantir un meilleur équilibre des décisions ;
  • favoriser la présence de femmes dans toutes les délégations nationales lors des compétitions organisées en Europe et notamment aux Jeux Olympiques. A l’occasion de chaque olympiade, l’ouverture de nouvelles épreuves féminines plus nombreuses que les nouvelles épreuves masculines permet de combler le décalage entre hommes et femmes. Au fil des années, la participation des femmes aux Jeux Olympiques d’été, toutes nations confondues, s’est accrue, atteignant 42% aux Jeux de Pékin en 2008. La délégation française comportait 126 femmes et 196 hommes, soit 39 % de femmes. La délégation française paralympique quant à elle était composée de 39 femmes et 82 hommes, soit 32% de femmes. Aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver la délégation française comportait 39 femmes et 69 hommes, soit 36 % de femmes, et la délégation paralympique était composée de 7 femmes et 18 hommes, soit 28% de femmes.
  • promouvoir la réflexion et l’action pour l’égalité dans l’éducation

Des confé­ren­ces euro­péen­nes du réseau euro­péen « Femmes et sports », sont orga­ni­sées tous les 2 ans. Elles sont l’occa­sion pour les pays mem­bres de met­tre en place une culture spor­tive de l’égalité des chan­ces pour les deux sexes et d’échanger sur la mise en œuvre des recom­man­da­tions qui ser­vent à attein­dre cet objec­tif. La der­nière confé­rence du réseau euro­péen s’est tenue à Chypre en 2009.

Les pro­gram­mes d’échanges spor­tifs, négo­ciés en appli­ca­tion d’accords bila­té­raux, signés par la France avec une quin­zaine d’Etats euro­péens, offrent l’oppor­tu­nité de confron­ter des expé­rien­ces fran­çai­ses et étrangères par l’ins­crip­tion de points spé­ci­fi­ques « Femmes et sport ». A titre d’illus­tra­tion, un échange a eu lieu en octo­bre 2008 à la Grande Canarie (Espagne) orga­nisé par le Conseil de l’Education, des Universités, de la Culture et des Sports du gou­ver­ne­ment des Canaries.

Le pôle ressource national (PRN) « sport, éducation, mixités, citoyenneté »

Une des mis­sions du pôle res­source natio­nal (PRN) « Sport, éducation, mixi­tés, citoyen­neté » (SEMC ins­tallé sur le site d’Aix-en-Provence du CREPS Provence Alpes Côte d’Azur) est de déve­lop­per un plan d’action d’accom­pa­gne­ment de la poli­ti­que volon­ta­riste du minis­tère de la santé et des sports dans ce domaine. Il cons­ti­tue un lieu d’exper­tise, de conseil, de mutua­li­sa­tion des actions les plus per­ti­nen­tes , en direc­tion des établissements et des ser­vi­ces déconcen­trés du minis­tère chargé des sports, mais aussi des fédé­ra­tions et asso­cia­tions spor­ti­ves, des col­lec­ti­vi­tés loca­les et de tou­tes les struc­tu­res inves­ties sur ces thé­ma­ti­ques.

 

 
 Les moyens humains et financiers

 Une orga­ni­sa­tion admi­nis­tra­tive adap­tée au sein du minis­tère chargé des sports

Une char­gée de mis­sion natio­nale « sport, famille et pra­ti­ques fémi­ni­nes » au sein de la direc­tion des sports qui pilote le pôle res­sour­ces et demeure l’inter­lo­cu­trice des ser­vi­ces déconcen­trés.

Des coor­don­na­teurs (tri­ces) régio­na­les qui sont char­gés d’ani­mer un équipe de pro­jets régio­naux au sein des­quels la thé­ma­ti­que « fem­mes et sport » prend toute sa place.

La poli­ti­que minis­té­rielle en faveur de l’accès des publics prio­ri­tai­res à la pra­ti­que spor­tive que les ser­vi­ces déconcen­trés met­tent en œuvre est de per­met­tre à tous les publics quel que soit leur sexe, leur han­di­cap, leur lieu de vie ou encore leur situa­tion géo­gra­phi­que ou sociale, de pra­ti­quer des acti­vi­tés spor­ti­ves en toute sécu­rité et adap­tées.

 Les moyens finan­ciers

Dans le cadre des conven­tions d’objec­tifs pas­sées annuel­le­ment entre le minis­tère chargé des sports et les fédé­ra­tions spor­ti­ves, les fédé­ra­tions béné­fi­cient de sub­ven­tions pour des actions spé­ci­fi­ques « Femmes et sport » tel­les que des actions d’accom­pa­gne­ment des diri­gean­tes ou entraî­neu­res, des actions spé­ci­fi­ques pour per­met­tre l’accès des jeu­nes filles à la per­for­mance, des actions de sen­si­bi­li­sa­tion, des actions pro­mo­tion­nel­les.

Sur la part ter­ri­to­riale du CNDS, des cré­dits sont également consa­crés à des actions spé­ci­fi­ques de déve­lop­pe­ment de la pra­ti­que.

Enfin, dans le cadre du pro­gramme natio­nal de déve­lop­pe­ment de l’emploi spor­tif qua­li­fié, 14 fédé­ra­tions spor­ti­ves menant des poli­ti­ques signi­fi­ca­ti­ves en matière de déve­lop­pe­ment et de pro­mo­tion du sport fémi­nin ont béné­fi­cié pen­dant 2 ans d’emplois inté­gra­le­ment finan­cés par l’Etat. Ces nou­veaux moyens humains ont per­mis le déve­lop­pe­ment d’actions spé­ci­fi­ques qui ont donné lieu à une évaluation pré­cise au sein des fédé­ra­tions concer­nées, per­met­tant de conso­li­der à ce jour 6 emplois dans 5 fédé­ra­tions.

 

 
Un plan d’actions 2010-2012

Un plan d’actions en faveur de la fémi­ni­sa­tion du sport et de l’accès des fem­mes aux res­pon­sa­bi­li­tés est actuel­le­ment en cours de pré­pa­ra­tion, pour la période 2010-2012. Il s’agira, d’une manière géné­rale, d’avoir une appro­che stra­té­gi­que et ité­ra­tive visant à chan­ger cer­tai­nes repré­sen­ta­tions de la femme. Cela pas­sera par des actions de :

   -Recensement des infor­ma­tions uti­les (rela­ti­ves aux pra­ti­ques spor­ti­ves acces­si­bles aux fem­mes, à l’offre exis­tante, aux lieux de pra­ti­que, aux équipements, aux dis­ci­pli­nes, aux atten­tes expri­mées…)

   -Diagnostic : iden­ti­fier les atouts et les han­di­caps au regard de l’exis­tant, des objec­tifs visés et des prio­ri­tés qui se des­si­nent

   - Promotion et com­mu­ni­ca­tion, actions qui sont néces­sai­res pour ren­dre visi­ble la place des fem­mes dans le sport

   -Accompagnement des acteurs vers la fémi­ni­sa­tion du sport (fédé­ra­tions spor­ti­ves…) 
 
   -Formation.

(source Sport.gouv.fr 2010)

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Date de dernière mise à jour : 22/10/2011